La Stratégie d’Action Systémique (SAS).
"Les projets de changement ne réussissent pas parce que l'on déploie une énergie considérable pour les faire réussir, ils réussissent lorsque les promoteurs du changement traitent correctement les résistances et les oppositions". Karl E. Weick
Penser de façon systémique
La “Stratégie d’Action Systémique” a été inspirée par les travaux de P. Checkland en Grande-Bretagne (Soft Systems Methodology) et de Karl E. Weick aux USA sur les comportements des systèmes organisationnels. Son but est d’aider les managers à améliorer la qualité des projets et la proactivité générale de leurs services. Cette approche comporte deux dimensions complémentaires :
• La dimension technique est abordée en premier. Il s’agit d’inciter les décisionnaires et les pilotes du changement à construire une vision claire de la situation actuelle et de la situation désirée. La Stratégie d’Action Systémique propose ici 5 étapes :
1) Préparer, auditer ;
2) Poser le problème ;
3) Imaginer et organiser ;
4) Manager la transition ;
5) Consolider le changement.
• La dimension humaine est abordée par le biais de cinq
orientations complémentaires :
1) Se positionner par rapport au changement prévu.
2) L’analyse des Partenaires : Faire un diagnostic des forces pour et contre le changement. Repérer les personnes impactées et leurs enjeux.
3) Choisir le type de relation : organiser les relations et les styles de communication.
4) Constituer une coalition, la maintenir et la renforcer.
5) Anticiper et traiter les résistances et les oppositions.
6) Présenter et communiquer le changement. Savoir utiliser le 4-Mat.
7) Accompagner les changements individuels.
Ainsi énoncé, on pourrait penser qu’il est possible de dissocier les aspects organisationnels et les aspects humains. Or il n’en est rien. Les deux dimensions sont omniprésentes et la logique systémique veut qu’on les mène de front.
Il ne s’agit plus, comme autrefois, de prendre des décisions séduisantes et de chercher ensuite à les faire “mettre en œuvre” par des personnes qui ne sont ni impliquées, ni motivées. Il ne s’agit plus, comme par le passé, de consacrer 20% de son temps à organiser un projet et 80% du temps à surmonter des résistances. Il s’agit de prendre les hommes en compte dès les premières étapes du projet et de construire la réalité de demain avec les hommes de demain.